De bruit et de fureur, comme chaque dimanche dès 18h et jusqu’à 21h sur Radio Usine.
On parlera de Villiers-le-Bel et d’une possible grève à l’aéroport.
Lundi dernier s’est ouvert le procès d’assise de cinq personnes accusées d’avoir tiré sur des flics durant les émeutes de Villiers-le-Bel (2007). Voir les choses en partant du procès et des plombs tirés sur les flics deux jours durant est l’erreur vers laquelle nous conduisent les médias. Ce qui produit l’état de guerre dénoncé par toute la droite française de Ségolène Finkelkraut à Alain Royal en passant par Eric Sarkozy, c’est la situation de siège policier qui prévaut depuis 20 ans à Villiers comme dans d’innombrables zones des périphéries urbaines à Paris, à Bogota, à Johannesbourg. A Villiers, cet état de siège policier a provoqué la mort de Lakhamy et Moushin. Leur mort n’est pas une bavure, elle est le prolongement normal, attendu de l’action des flics, comme celles plus récentes de Skander, de Joseph-Alex, de Umüt.
A l’aéroport de Genève, se joue un autre aspect de cette guerre dont l’objectif est d’effacer les pauvres du tableau social. Le rêve
marchand met Berlin, Madrid, Londres à une heure de Genève, mais ne veut pas entendre qu’il faut vider les chiottes des avions et nettoyer la merde que laissent les touristes sous leurs tongs. Demander un salaire correct pour ces tâches, c’est déjà trop demander.
Et puis, il y aura de la musique, plein, une blague jurassienne et la météo marine.
Bises bruyantes et furieuses.