|
|
En ce début d’hiver, plusieurs collectifs de l’Usine vous accueillent dans un tout nouvel écrin ! Le Moloko s’apprête à étrainner sa nouvelle salle de concerts. Le Rez va pouvoir laisser libre cours aux envolées lyriques des artistes et le Zoo pousser les basses sans froisser les oreilles des voisin.e.s. Un superbe escalier doré ornera bientôt la façade côté Rhône. Sans compter les nombreuses retouches invisibles et pourtant importantes.
Au delà des désagréments dus à la poussière, aux petits retards de chantiers et à la fermeture estivale prolongée, au-delà des gouts architecturaux de chacun, et des préférences personnelles, au-delà du slogan « c’était mieux avant »,
Quel bilan tirer de ces transformations ?!
La ville de Genève, le conseil municipal à l’unanimité, a dépensé une coquette somme pour ces travaux. Une nouvelle subvention pour les associations actives dans le bâtiment. C’est le fruit d’un long processus de médiation dans le quartier et d’une requête commune des acteur.ice.s de l’Usine et de ses voisin.e.s.
Alors, l’Usine s’est-elle compromise en acceptant ce « cadeau » !?
A-t-elle bradé sa liberté de parole ?! Est-elle moins libre de contredire ses généreu.x.ses donateur.ice.s ? A-t-elle eu tort de céder aux sirènes de la médiation de quartier et des compromis avec ses voisin.e.s !? Avait-elle le choix ? Y a-t-il une nouvelle donne avec laquelle nous devons composer ?
Toutes ces questions, certain.e.s les posent déjà à juste titre, n’ont pas de réponses immédiates et faciles. Nous ne sommes pas à court de débats et de discussions.
Rappelons ici que depuis ses débuts, le collectif qui a investi ce bâtiment a collaboré avec les autorités. Il a su faire reconnaitre ses positions, la nécessité de ses activités et ses compétences. Il est devenu un interlocuteur écouté ou entendu. Et il continue à défendre ses points de vue sur la culture, la fête et la cité.
Les récents travaux ne changeront rien à cela !
L’Usine est fière de vous accueillir dans la fraicheur de sa jeunesse artificielle, sachant son énergie et son cœur toujours vivant !
L’Usine c’était mieux après !
Un collectif organise une marche des salopes (slutwalk) à Genève le 6 octobre prochain.
L’Usine les soutient et relaye donc ici leur manifeste :
NE NOUS DITES PAS COMMENT NOUS COMPORTER, DITES LEUR DE NE PAS VIOLER !
Un viol c’est une relation sexuelle non consentie avec ou sans pénétration, avec ton-‐tes compagnon-‐s, avec un inconnu, avec ou sans violence physique. Le viol ce n’est pas seulement l’image stéréotypée d’un gros méchant qui nous poursuit avec une arme dans une rue sombre, mais c’est aussi un moment où on n’entend pas notre NON.
« Pas maintenant », ça veut dire non.
« J’ai un copain, une copine », ça veut dire non.
« Peut-‐être plus tard… », ça veut dire non.
« Non merci ! », ça veut dire non.
« Tu n’es pas mon genre. », ça veut dire non.
« Va te faire foutre ! », ça veut dire non.
« Ne me touche pas ! », ça veut dire non.
« Allons juste dormir. », ça veut dire non.
« Je ne suis pas sûre…», ça veut dire non.
« Tu as trop bu. », ça veut dire non.
« J’ai mal à la tête. », ça veut dire non.
« J’ai piscine. », ça veut dire non.
Le silence, ça veut dire non.
NON CA VEUT DIRE NON !
Le viol n’est jamais provoqué. Aucune victime d’abus sexuel ne souhaitait être abusée ou n’est responsable de son viol. Partant, il n’est pas acceptable, et même contre productif de faire de la prévention auprès des victimes
Cela contribue à rendre les victimes suspectes.
Cela déresponsabilise les auteurs de violences sexuelles.
Cela représente une forme de contrôle inacceptable du comportement, en particulier des femmes.
En Suisse, la législation est faible : dans l’article 190 du code pénal, le viol est décrit comme « un acte sexuel subi par une personne de sexe féminin». Un homme ne peut donc pas être violé; les pénétrations buccales et anales ne sont pas considérées comme des viols.
La réaction de la Police est fondamentale dans le processus de plainte pour viol ou violence sexuelle. Les moyens doivent être mis à disposition pour des formations adéquates.
Minimiser le viol ou les abus sexuels participe à la loi du silence qui règne.
NON, CA VEUT DIRE NON ! Aucune circonstance ne peut faire exception.
Samedi 6 octobre, Genève, 14h
Départ de la marche au quai des Forces Motrices Après la marche, place des Volontaires : Spectacle Burlesque, concert et témoignages de survivant-‐e-‐s (le tien?).
C’est pas parce qu’on est à poil qu’on est moins
respectable !
Slutwalk suisse
C’est la base de tout mouvement, de toute revendication, l’Usine a été obtenue dans la rue et l’Usine se battra de toute sa force de persuasion pour que cette loi liberticide, symbole des déviances de notre société actuelle qui voit la montée en puissance de l’extrême droite empiéter sur les libertés d’autrui.
Museler les mouvements sociaux ?
La loi sur les manifestations soumise en votation le 11 mars prochain s’attaque à nos droits d’expression, de réunion et de manifestation garantis par la Constitution. Elle tend à criminaliser les organisateurs/trices de manifestations. Sont visés toutes les personnes et tous les groupes qui luttent pour des valeurs de solidarité et de justice sociale : syndicats, associations de locataires, retraités, étudiants, organisations féministes, écologistes, de défense des droits humains, contre la guerre, etc.
Etrangler nos libertés au profit d’une minorité ?
Ce n’est pas un hasard si la droite tente d’imposer une loi si restrictive alors que nous vivons une crise majeure : plus les milieux dominants s’attaquent aux emplois et conditions de travail, aux protections sociales (AVS, AI, 2ème pilier, ass. chômage, maladie) et aux services publics essentiels, plus les atteintes aux droits fondamentaux des citoyens/nes se multiplient.
A une dizaine d’occasions ces derniers mois, la police a amendé des petits rassemblements (de 3 à 30 personnes !), et harcelé les manifestations autorisées. C’est donc bien le droit de manifester que le droite vise avec la nouvelle loi.
Les représentants des milieux d’affaires et de la finance veulent faire de Genève une ville « propre en ordre » à l’abri de toute contestation, pour continuer d’y attirer banques, fonds d’investissements et société de négoce. Ce type de développement fait grimper les loyers et le coût de la vie, privilégié le luxe au détriment des besoins de la population et sacrifie le bien commumsur l’autel d’une fiscalité complaisante pour les plus riches.
Renforcer le pouvoir de la police ?
Cette loi a été concoctée par la commission judiciaire du Grand Conseil, laquelle a refusé d’auditionner les représentants des milieux concernés. Seuls ont été entendus la conseillère d’Etat responsable de la police et le commandant de la police, lequel a d’ailleurs déclaré que depuis 2003, sur 2745 manifestations syndicales, sportives, alternatives, internationales, seules 3 avaient posé problème !
La loi fait du Département de la police le seul juge en matière d’exercice du droit de manifester, ouvrant la porte à l’arbitraire et soumettant ce droit au critère exclusif de « l’ordre public ».
Une loi hypocrite
Sous couvert d’ordre public, c’est une loi qui fait diversion et vise à cacher la « casse sociale et environnementale » de grande ampleur que les classes dominantes infligent aux populations, laquelle est cause d’un profond désespoir, particulièrement chez les jeunes, privés de toute perspective. Jamais les inégalités sociales n’ont été si fortes : ce sont ces inégalités, et non le droit de manifester, que les élus devraient combattre !
A contre-courant des aspirations démocratiques des peuples
Partout dans le monde, des fractions importantes des populations se rassemblent pour exprimer leurs opinions et exiger le respect de leurs droits. On se félicite à juste titre des révolutions arabes, des manifestations pour la démocratie en Russie ou du mouvement des « Indignés » mais c’est le moment qu’on choisit, à Genève, siège des organisations internationales, pour réduire nos libertés et faire taire ceux qui veulent s’exprimer dans l’espace public !
Un exemple du droit de manifester vu par la droite :
Extrait des 18 conditions posées par le Département de la police pour accorder une autorisation lors d’un récent rassemblement :
Les participants se rassembleront sur la parcelle 2188 le 17 décembre 2011, de 14h. à 16h.30, à l’exclusion de tous autres endroits, date et heures. Les manifestants ne déborderont pas sur la chaussée. Aucun cortège n’aura lieu. L’utilisation de banderolles, calicots et pancartes n’est admise que sur ledit terrain. Aucun objet ne devra être apposé sur les barrières entourant la parcelle. L’organisateur a personnellement l’entière et seule responsabilité de la manifestation ; en cas de débordements, ceux-ci pourront lui être imputés. Tous les frais éventuels de remise en état de la parcelle seront assumés par l’organisateur.
Il ne sera porté atteinte ni à la tranquillité publique, ni à la sécurité et à l’ordre publics, en particulier s’agissant d’un usage de hauts-parleurs et/ou de mégaphones. Aucun tract ne sera distribué aux usagers des voies réservées à la circulation routière. La circulation ne sera ni entravée ni perturbée volontairement, notamment celle des piétons et des Transports Publics genevois. Les éventuelles perturbations causées à la circulation des véhicules des TPG seront facturées aux organisateurs.
La présente autorisation peut être révoquée et modifiée en tous temps par le Département.
La liberté d’expression oui mais en silence !
Votez non contre celle loi, le 11 mars prochain !!!
Et pour fêter tout ça, rejoignez- nous pour la soirée Mad Max, le samedi 17 mars dans toute l’Usine !!!!
La voiture, c’est dépassé! On sait tou.te.s très bien que c’est bientôt le glas du pétrole. Alors plutôt que d’aller perdre votre temps au Salon de l’Auto, venez plutôt fêter la proche fin de notre civilisation décadente. Montez dans votre carcasse blindée, enfilez vos haillons de cuir et rentrez dans l’ambiance post-apocalyptique de l’Usine.
Un bar à shot, un karaoké, de la sérigraphie, des films et évidemment des concerts et djs.
Shot gratos pour les super déguisements!
L’Usine
Bla du Vox Usini – Mars 2012
Lyon, vous connaissez ? Renseignez vous vite, ce sera peut-être la Capitale Européenne de la Culture en 2013. Des spectacles et des concerts à foison dans son opéra et ses beaux théâtres, de magnifiques expos dans ses galeries d’art contemporain, et plein de touristes du monde entier en perspective.
Et les pauvres dans tout ça ? Comme partout en Europe, on les vire physiquement et urbanistiquement du centre ville ; On nettoie ! leurs lieux de rencontre aussi. Parce que la culture marchande et ses objectifs de rentabilité et de retour d’image n’a que faire du fourmillement culturel de la ville au quotidien.
Connue pour maintenir vide et en état de délabrement une grande partie de son parc immobilier à des fins spéculatives, la communauté de commune du Grand Lyon s’attaque aussi à certains lieux associatifs. Après des lieux mythiques comme l’Insoleuse ou la Friche RVI, la croisade continue…
Le collectif Grrrnd Zero, déjà privé d’évènements publics depuis 6 mois à cause de normes de sécurité trop restrictives, risque de se faire définitivement foutre dehors sans perspective de relogement.
Depuis 7 ans, cette petite équipe de passionné.e.s aménage une ancienne friche industrielle en espace autogéré dédié aux cultures underground/hors normes/DIY/alternatives et fédère une trentaine d’associations. Concerts, expos, projections, festivals mais aussi locaux de répétition, espaces de résidence, sérigraphie, photo, labels, vidéastes… Une programmation pointue mais extrêmement variée toujours à prix modique et négociable, sans sécu privée, sans prévente dans les supermarchés de la culture et sans incitation à la consommation. Ça vous rappelle quelque chose ?
Alors quand nos ami.e.s lyonnais.es lancent un appel à soutien, on ne peut que le relayer.
Pour le maintien de la multiplicité de ses activités dans un seul lieu, favorisant le partage des espaces, la diversité des formes proposées et la rencontre des publics, écrivez en votre nom ou celui de votre collectif au maire de Lyon, Gérard Collomb, et à son adjoint à la culture, Georges Képénékian à ces adresses :
Gérard Collomb – Mairie de Lyon – 1, place de la comédie – 69205 Lyon cedex 01 – France
Gerard.collomb@mairie-lyon.fr et georges.kepenekian@mairie-lyon.fr (en incluant Grrrnd Zero dans le sujet du mail)
Et envoyez des copies à grrrndzero@gmail.com
Plus d’infos : www.grrrndzero.org
Alors nous, pour soutenir Grrrnd Zero, on aurait bien fait une manif !
Mais les conditions d’obtention d’une autorisation sont hyper restrictives. Il faut S’y prendre très tôt, ne surtout pas dépasser le temps imparti, ne pas déborder sur la chaussée, ne rien afficher, ne pas faire de bruit et ne pas porter atteinte à la tranquillité publique ni à la sécurité et l’ordre publics.
Évidemment, les sanctions pour non-respect de ces règles sont chères et se concentrent exclusivement sur l’organisateurice qui assume personnellement l’entière responsabilité de la manifestation, ainsi que tous les frais éventuels de nettoyage et de remise en état de l’espace public et des propriétés privées.
Et ça c’est seulement si vous avez l’autorisation. Sinon, distribuez simplement des tracts soulevant le problème du logement aux députés du Grand Conseil et il vous en coûtera 2000.-. Ou participez à l’organisation d’une manif sauvage pour la sauvegarde de lieux alternatifs avec l’association dont vous êtes administrativement responsable et vous serez amendé.e même si vous n’y étiez pas.
Ça vous énerve ? Attendez la suite :
La commission judiciaire du Grand Conseil nous a concocté une nouvelle loi qui sera soumise en votation le 11 mars prochain. Clairement liberticide, celle-ci fait du Département de la sécurité et de la police le seul juge en matière d’exercice du droit de manifester. Cela touche donc aussi les droits d’expression et de réunion en criminalisant les personnes qui oseraient réagir à la misère ambiante. Ces personnes risqueraient des amendes 10 fois supérieures aux tarifs actuels, des interdictions de manifester et se verraient tenues responsables individuellement pour tout un mouvement social.
Pour attirer les banques, les fonds d’investissement, le luxe et les riches qui vont avec, l’Etat muselle la contestation tout en s’attaquant aux droits fondamentaux.
On vous en reparlera, mais en attendant venez manifester le jeudi 23 février à 18h !
L’Usine
Bla du Vox Usine – Fevrier 2012
Et si les citadin.e.s, les paysan..e.s, les européen.e.s, les africain.e.s, les américain.e.s et les asiatiques en avaient ras le bol de ce sytème qui a réussi à exploiter la moindre parcelle de chair et de sang encore vivant sur cette planète !
Et si les êtres humains en avaient marre de se battre les uns contre les autres et de s’arracher les quelques restes laissés en miettes par la finance et les multinationales.
Nous assistons à la montée d’une colère, d’une indignation et au fond, d’une fierté, celle de s’extirper de ces rouages qui spéculent sur la vie, la croissance, la décroissance et les notations. La pollution visuelle et mentale produite par la publicité dont on nous gave, les contraintes psychologiques, dans laquelle le culte de la superficialité et des apparences tente de nous enfermer en nous rabâchant des idéaux de réussite, de perfection et de consommation.
En effet, pour trouver sa place dans cette société, il faut être
beau ou belle- à n’importe quel prix,
sportif.ve- jusqu’à aller s’enfermer dans une salle à transpirer,
cultivé.e.- oui mais pas trop, laissons de la place à la télévision, véritable reproductrice des clichés et des tortures de la mode. Il faut aussi exceller dans une carrière professionnelle, réussir à fonder une famille, avoir un important réseau d’amis et beaucoup d’argent.
« Bref, j’évolue dans une parfaite société neo libérale »
Sans oublier que si vous n’appartenez pas au 1% gagnant.e.s de cet exploitationpoly, vous allez tôt ou tard perdre votre logement, vous faire virer de votre travail, vos enfants vont vous saouler à Noël pour avoir un I-phone et vous allez sûrement devoir, au mieux, vous rendre chez un spécialiste, considérant que votre assurance maladie que vous payez à un prix exorbitant vous le permette encore.
A ce stade:
Solution 1 : Prenez un grand verre d’eau, des anxiolitiques et bonne année !
Solution 2 : Arrêtez ce jeu stupide qui n’a aucun sens humain et investissez-vous dans des initiatives pour faire changer les règles du jeu.
Car, ce qui n’est pas mentionné dans le mode d’emploi, c’est que vous appartenez aux 99% de la population qui subit les règles, alors que vous ne les avez pas choisies. Tout change : les pays, les gouvernements, les relations entre les humains…alors oui il y a de l’espoir, accrochez-vous, révoltez-vous :
C’est la dernière année !!!
L’Usine
Bla du Vox Usini – Janvier 2012
Après « Noel ensemble », que diriez de « Noel dans une ville qui ne vous appartient pas, dans un logement qui ne vous appartient bientôt plus et avec des proches potentiellement achetables, jetables ou échangeables comme les cadeaux qu’illes sont allé.e.s vous dégoter au prix de mille tortures visuelle et sonores dans ces temples abondants de la consommation matérielle » je vous l’accorde le titre est un peu long…pas très vendeur.
Mais Noel c’est quoi déjà? La naissance d’un bébé dans une étable et dans un état dans lequel sa famille physique était persécutée et même le fait d’avoir un père virtuel, rois des cieux ne l’empêcha de succomber à la brutalité des romains.
Notre fête se résume donc à la célébration de cette naissance et à échanger des cadeaux autour d’un opulent repas en oubliant presque, l’espace de quelques jours, que nous sommes également oppressé.e.s, je parle là bien sûr du commun des mortels, des 98-99% de la population de nos villes occidentales.
Nous festoyons gaiement dans un système neo libéral qui nous persécute mais juste pas suffisamment pour qu’à l’instar de nos ami.e.s arabes ou de nos ancêtres de la Commune de Paris, nous nous soulevions.
Or le système, à travers la ville dans laquelle nous vivons, est en guerre contre ses habitant.e.s: spéculation, évacuation, privatisation, exclusion, dénonciation…
Si vous pensez qu’à Genève nous sommes encore épargné.e.s par la crise, lisez les rapports et témoignages sur les évacuations dans le quartier des Pâquis ou de la Jonction par exemple. Des immeubles entiers se font vider de leurs locataires pour être rénovés et reloués à des tarifs bien plus élevés que ceux prévus par le cadre juridique en vigueur, cadre non appliqué par une majorité politique du canton qui défend les intérêts de ces organismes agissant quotidiennement contre vous.
Et que dire sur l’espace public ? Ce dernier devient de plus en plus mal aménagé, à travers un mobilier pratique, économique et ignifugé certainement, mais alors pas confortable du tout. Il ne donne pas envie de traîner dehors et c’est bien son objectif.
Les murs des villes sont de plus en plus interdit d’afficher, de dessiner ou de taguer.
Par contre, les panneaux publicitaires, véritable pollution visuelle, fleurissent partout et sont de plus en plus gros et lumineux, afin que vous ne les manquiez pas.
On criminalise l’expression citoyenne, mais on encourage l’expression des multinationales détruisant l’humain et l’environnement sur son passage.
Alors là se pose, entre le deuxième plat et le dessert, la question: que faire?
Un nombre de plus en plus conséquent de citoyens vous répondrait « révoltez-vous ».
Aux Bastions, dans la rue, chez vous, au travail, dans les bus, au supermarché…
En tout cas, reprenez vos droits sur la ville dans laquelle vous vivez.
Et comme à l’Usine au fond nous sommes très à cheval sur les traditions, nous avons aussi rédigé notre lettre au père noel, qui cette année prend la forme de l’Etat de Genève et nous lui demandons un statut qui corresponde au projet de l’Usine.
Nous refusons de diviser nos espaces et d’adopter un statut et des autorisations séparées pour chaque activité, nous avons que trop bien vu les effets du « diviser pour mieux régner (Artamis 2008) » et nous demandons au canton de Genève de prendre en considération le fonctionnement de l’Usine, ainsi que d’autres lieux qui eux aussi ne se retrouvent pas dans la liste de statuts proposée arbitrairement et définie par on ne sait qui, sur on ne sait quels critères.
Nous demandons que la pluralité de nos activités soit reconnue, à travers la création d’un nouveau statut: « le statut pluridisciplinaire ».
L’Usine
Bla du Vox Usini – Décembre 2011
|
|