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L’Usine et le service du commerce / Explication d’une non-entente

L’Usine et le service du commerce / Explication d’une non-entente

Vous l’avez lu, vous l’avez entendu dans la presse ou au coin du bar : L’Usine est à nouveau menacée. Cette fois-ci, par le service du commerce de l’Etat de Genève ; qui est en charge de régler l’organisation de spectacles et l’exploitation des débits de boisson.

L’Usine est sommée de faire 5 demandes d’autorisation pour organiser des spectacles ainsi que 5 demandes d’autorisation pour exploiter des buvettes accessoires.
Sans cela, le service du commerce menace L’Usine de sanctions pécuniaires et de fermeture administrative !
Nous, membres de l’Association L’Usine, refusons de répondre positivement aux demandes du service du commerce, car cela reviendrait à abandonner ce que nous sommes et les valeurs que nous défendons !

De notre proposition culturelle

Depuis 1989, l’Usine est un espace de création et de diffusion culturelle. Sa proposition se caractérise par sa multi-disciplinarité, sa spontanéité ainsi que la variété et la perméabilité de ses activités.
L’Usine est un lieu de rencontre pour les publics et les disciplines. Nous permettons à différentes pratiques artistiques et leur auteur-e-s d’interagir. Nous organisons des activités culturelles à priori hors de leurs cadres propres (ex : concerts au théâtre, projections dans une salle de concert, … ). Et si une partie de nos événements est programmée plusieurs mois en avance, tout un autre pan de notre programmation résulte d’envies, de collaborations et de créations plus spontanées.
Pour exemple, les festivals Electron, Mapping, Le Monstre ou Stimul-Us occupent plusieurs espaces et créent des liens entre différentes formes artistiques.
L’Usine est un espace propice à la création, un terrain fertile qu’il est essentiel de préserver. Nous voulons conserver la possibilité d’expérimentation, d’expression libre, de réactivité et de rencontres. Ces possibilités font notre richesse et certainement la vôtre.

Les formulaires actuels et l’exigence de catégorisation des lieux et de leurs disciplines mettent en danger ce foisonnement créatif, apprécié et reconnu !

De l’Association L’Usine

La raison pour laquelle nous ne trouvons pas de statut adéquat relève de la structure même de l’Usine: une association faîtière qui chapeaute les groupes et personnes actives au sein du bâtiment.
L’Association l’Usine est l’entité qui s’exprime en notre nom à tou-te-s et nous engage sur le plan politique, médiatique et juridique. C’est l’unique organe décisionnel et seule responsable. Par exemple, c’est elle qui signe la convention de mise à disposition du bâtiment avec la Ville de Genève.

Notre solidarité n’est pas basée uniquement sur de bons sentiments, c’est un élément structurel de notre fonctionnement!

La signature de 5 autorisations différenciées, induirait une dissociation et une désolidarisation structurelle au sein de l’Usine qui dénatureraient ses valeurs fondamentales et son fonctionnement.

De l’autogestion

L’Association L’Usine défend et fonctionne de manière autogérée:
Elle n’a ni tête ni hiérarchie ! Il n’y a pas de délégation du pouvoir décisionnel (chacun-e participe à la décision) ni de délégation de la responsabilité (nous sommes responsables tou-te-s ensemble). C’est une gestion collective!

La loi actuelle ne reconnait pas ce fonctionnement. Elle parle d’une « gestion personnelle et effective » qui engage la responsabilité d’une personne physique et non d’une entité morale telle que l’Usine. Le durcissement d’application de la loi annule toute possibilité de fonctionner en autogestion.

De la loi, de ses buts et de ses marges

L’Usine n’est pas dans les clous. Le département de la sécurité et de l’économie nous déclare hors-la-loi. Mais que veut dire être hors-la-loi dans ce cas ?
Un cadre légal vise à protéger les individus, à prévenir les abus et à éviter les dérives.
Nous ne pratiquons pas le grand banditisme et nous ne mettons personne en danger! Nous sommes responsables de notre public et nous veillons à sa sécurité. Nous répondons aux normes de la police du feu et de la police des constructions. Nos infrastructures et notre gestion des locaux ont été validées.
Nous sommes hors-la-loi, car nous demandons le droit de continuer de fonctionner en autogestion comme nous l’avons toujours fait. Cela était possible jusqu’en 2012. L’Usine avait alors une autorisation unique pour l’ensemble de ses activités.
Nous sommes tout-e-s susceptibles d’être hors-la-loi, un jour ou l’autre, si le cadre légal ou son application change sans tenir compte des pratiques existantes!
De plus, nous comprenons et souscrivons à l’équité de traitement entre les organisateurs et organisatrices d’événements du canton. Pour une seule autorisation, nous proposons de payer l’équivalent de cinq taxes.

En résumé

- Nous refusons de modifier notre proposition culturelle, d’abandonner notre fonctionnement et de nous asseoir sur notre éthique pour entrer dans une case administrative.
- Nous refusons que soit désigné responsable une seule personne physique et ainsi de renoncer à l’autogestion.
- Nous refusons de nous désolidariser.
- Nous refusons de voir disparaître les collaborations entre nos salles et groupes de programmation, la pluridisciplinarité et les festivals que nous organisons ou accueillons.
- Nous voulons que la responsabilité et l’auto-contrôle dont l’Usine fait preuve depuis 25 ans soit considérée et reconnue par les autorités dans un rapport de confiance.

Si nous comprenons les impératifs de l’administration, il nous semble fondamental que les lois et leur application prennent en compte les activités des administré-e-s selon un principe de réalité.

Nous nous apprêtons à souffler les 25 bougies de L’Usine. 25 ans de création et de diffusion artistique riches, de rencontres déterminantes et de fonctionnement autogéré avec succès.
Nous regrettons que l’Etat et l’administration ne reconnaissent pas notre pas notre proposition:
1 autorisation pour les spectacles et 1 autorisation pour les buvettes, pour l’Usine dans son ensemble, avec une responsabilité collective, payées 5x si besoin!

Sandinista Circus – Vendredi 31 Mai 2013

sandinistacircus

Messieurs, dames, ni dames ni messieurs, entrez dans le Sandinista Circus.

Venez faire sérigraphier votre t-shirt préféré, tenter votre chance aux dés, lancer une tarte à la crème sur votre meilleur.e ami.e, tester vos connaissances musicales lors d’un blind test mobile… Jouez, gagnez, jouez, gagnez…

Le tout dans une ambiance musicale des plus éclectiques entre blues, hip hop, rock, noise, punk et djs all style avec des projets du (presque) cru :

- CRANKCASE
(Punk Rock’n’roll Hi-energy)

- 1KUB & THE WICKED WICKED
( Electro punk Hip hop )

- PETER PARKER’S BONES
( Duo Blues Trash )

- EDDYSLOVIK
(Punk n’ Roll )

- WE ARE THE INCREDIBLE NOISE
( Incredible Noise )

- DJ POINT G & DJ MARCO
(All Styles 100 % vinyles)

En cette fin de mai, Venez au Rez,

Le Cirque est en marche ….

Horaires : 22h – 5h

Prix : 10Frs

L’usine et son lifting

En ce début d’hiver, plusieurs collectifs de l’Usine vous accueillent dans un tout nouvel écrin ! Le Moloko s’apprête à étrainner sa nouvelle salle de concerts. Le Rez va pouvoir laisser libre cours aux envolées lyriques des artistes et le Zoo pousser les basses sans froisser les oreilles des voisin.e.s. Un superbe escalier doré ornera bientôt la façade côté Rhône. Sans compter les nombreuses retouches invisibles et pourtant importantes.

Au delà des désagréments dus à  la poussière, aux petits retards de chantiers et à la fermeture estivale prolongée, au-delà des gouts architecturaux de chacun, et des préférences personnelles, au-delà du slogan « c’était mieux avant »,
Quel bilan tirer de ces transformations ?!

La ville de Genève, le conseil municipal à l’unanimité, a dépensé une coquette somme pour ces travaux. Une nouvelle subvention pour les associations actives dans le bâtiment. C’est le fruit d’un long processus de médiation dans le quartier et d’une requête commune des acteur.ice.s de l’Usine et de ses voisin.e.s.
Alors, l’Usine s’est-elle compromise en acceptant ce « cadeau » !?
A-t-elle bradé sa liberté de parole ?! Est-elle moins libre de contredire ses généreu.x.ses donateur.ice.s ? A-t-elle eu tort de céder aux sirènes de la médiation de quartier et des compromis avec ses voisin.e.s !? Avait-elle le choix ? Y a-t-il une nouvelle donne avec laquelle nous devons composer ?

Toutes ces questions, certain.e.s les posent déjà à juste titre, n’ont pas de réponses immédiates et faciles. Nous ne sommes pas à court de débats et de discussions.
Rappelons ici que depuis ses débuts, le collectif qui a investi ce bâtiment a collaboré avec les autorités. Il a su faire reconnaitre ses positions, la nécessité de ses activités et ses compétences. Il est devenu un interlocuteur écouté ou entendu. Et il continue à défendre ses points de vue sur la culture, la fête et la cité.
Les récents travaux ne changeront rien à cela !

L’Usine est fière de vous accueillir dans la fraicheur de sa jeunesse artificielle, sachant son énergie et son cœur toujours vivant !

L’Usine c’était mieux après !

Bla du mois d’Octobre

Un collectif organise une marche des salopes (slutwalk) à Genève le 6 octobre prochain.
L’Usine les soutient et relaye donc ici leur manifeste :

NE NOUS DITES PAS COMMENT NOUS COMPORTER, DITES LEUR DE NE PAS VIOLER !

Un viol c’est une relation sexuelle non consentie avec ou sans pénétration, avec ton-‐tes compagnon-‐s, avec un inconnu, avec ou sans violence physique. Le viol ce n’est pas seulement l’image stéréotypée d’un gros méchant qui nous poursuit avec une arme dans une rue sombre, mais c’est aussi un moment où on n’entend pas notre NON.

« Pas maintenant », ça veut dire non. 


« J’ai un copain, une copine », ça veut dire non. 


« Peut-‐être plus tard… », ça veut dire non.


« Non merci ! », ça veut dire non.


« Tu n’es pas mon genre. », ça veut dire non. 
« Va te faire foutre ! », ça veut dire non. 


« Ne me touche pas ! », ça veut dire non.


« Allons juste dormir. », ça veut dire non. 


« Je ne suis pas sûre…», ça veut dire non. 
« Tu as trop bu. », ça veut dire non. 


« J’ai mal à la tête. », ça veut dire non. 


« J’ai piscine. », ça veut dire non.


Le silence, ça veut dire non. 


NON CA VEUT DIRE NON !

Le viol n’est jamais provoqué. Aucune victime d’abus sexuel ne souhaitait être abusée ou n’est responsable de son viol. Partant, il n’est pas acceptable, et même contre productif de faire de la prévention auprès des victimes
Cela contribue à rendre les victimes suspectes. 
Cela déresponsabilise les auteurs de violences sexuelles. 
Cela représente une forme de contrôle inacceptable du comportement, en particulier des femmes.
En Suisse, la législation est faible : dans l’article 190 du code pénal, le viol est décrit comme « un acte sexuel subi par une personne de sexe féminin». Un homme ne peut donc pas être violé; les pénétrations buccales et anales ne sont pas considérées comme des viols.
La réaction de la Police est fondamentale dans le processus de plainte pour viol ou violence sexuelle. Les moyens doivent être mis à disposition pour des formations adéquates.


Minimiser le viol ou les abus sexuels participe à la loi du silence qui règne.
NON, CA VEUT DIRE NON ! Aucune circonstance ne peut faire exception.

Samedi 6 octobre, Genève, 14h
Départ de la marche au quai des Forces Motrices Après la marche, place des Volontaires : Spectacle Burlesque, concert et témoignages de survivant-‐e-‐s (le tien?).
C’est pas parce qu’on est à poil qu’on est moins
respectable !

 

Slutwalk suisse

S’il y a bien une loi contre laquelle il faut voter c’est celle qui réduit le droit de manifester.

C’est la base de tout mouvement, de toute revendication, l’Usine a été obtenue dans la rue et l’Usine se battra de toute sa force de persuasion pour que cette loi liberticide, symbole des déviances de notre société actuelle qui voit la montée en puissance de l’extrême droite empiéter sur les libertés d’autrui.

Museler les mouvements sociaux ?
La loi sur les manifestations soumise en votation le 11 mars prochain s’attaque à nos droits d’expression, de réunion et de manifestation garantis par la Constitution. Elle tend à criminaliser les organisateurs/trices de manifestations. Sont visés toutes les personnes et tous les groupes qui luttent pour des valeurs de solidarité et de justice sociale : syndicats, associations de locataires, retraités, étudiants, organisations féministes, écologistes, de défense des droits humains, contre la guerre, etc.

Etrangler nos libertés au profit d’une minorité ?
Ce n’est pas un hasard si la droite tente d’imposer une loi si restrictive alors que nous vivons une crise majeure : plus les milieux dominants s’attaquent aux emplois et conditions de travail, aux protections sociales (AVS, AI, 2ème pilier, ass. chômage, maladie) et aux services publics essentiels, plus les atteintes aux droits fondamentaux des citoyens/nes se multiplient.
A une dizaine d’occasions ces derniers mois, la police a amendé des petits rassemblements (de 3 à 30 personnes !), et harcelé les manifestations autorisées. C’est donc bien le droit de manifester que le droite vise avec la nouvelle loi.
Les représentants des milieux d’affaires et de la finance veulent faire de Genève une ville « propre en ordre » à l’abri de toute contestation, pour continuer d’y attirer banques, fonds d’investissements et société de négoce. Ce type de développement fait grimper les loyers et le coût de la vie, privilégié le luxe au détriment des besoins de la population et sacrifie le bien commumsur l’autel d’une fiscalité complaisante pour les plus riches.

Renforcer le pouvoir de la police ?
Cette loi a été concoctée par la commission judiciaire du Grand Conseil, laquelle a refusé d’auditionner les représentants des milieux concernés. Seuls ont été entendus la conseillère d’Etat responsable de la police et le commandant de la police, lequel a d’ailleurs déclaré que depuis 2003, sur 2745 manifestations syndicales, sportives, alternatives, internationales, seules 3 avaient posé problème !
La loi fait du Département de la police le seul juge en matière d’exercice du droit de manifester, ouvrant la porte à l’arbitraire et soumettant ce droit au critère exclusif de « l’ordre public ».

Une loi hypocrite
Sous couvert d’ordre public, c’est une loi qui fait diversion et vise à cacher la « casse sociale et environnementale » de grande ampleur que les classes dominantes infligent aux populations, laquelle est cause d’un profond désespoir, particulièrement chez les jeunes, privés de toute perspective. Jamais les inégalités sociales n’ont été si fortes : ce sont ces inégalités, et non le droit de manifester, que les élus devraient combattre !

A contre-courant des aspirations démocratiques des peuples
Partout dans le monde, des fractions importantes des populations se rassemblent pour exprimer leurs opinions et exiger le respect de leurs droits. On se félicite à juste titre des révolutions arabes, des manifestations pour la démocratie en Russie ou du mouvement des « Indignés » mais c’est le moment qu’on choisit, à Genève, siège des organisations internationales, pour réduire nos libertés et faire taire ceux qui veulent s’exprimer dans l’espace public !

Un exemple du droit de manifester vu par la droite :
Extrait des 18 conditions posées par le Département de la police pour accorder une autorisation lors d’un récent rassemblement :
Les participants se rassembleront sur la parcelle 2188 le 17 décembre 2011, de 14h. à 16h.30, à l’exclusion de tous autres endroits, date et heures. Les manifestants ne déborderont pas sur la chaussée. Aucun cortège n’aura lieu. L’utilisation de banderolles, calicots et pancartes n’est admise que sur ledit terrain. Aucun objet ne devra être apposé sur les barrières entourant la parcelle. L’organisateur a personnellement l’entière et seule responsabilité de la manifestation ; en cas de débordements, ceux-ci pourront lui être imputés. Tous les frais éventuels de remise en état de la parcelle seront assumés par l’organisateur.
Il ne sera porté atteinte ni à la tranquillité publique, ni à la sécurité et à l’ordre publics, en particulier s’agissant d’un usage de hauts-parleurs et/ou de mégaphones. Aucun tract ne sera distribué aux usagers des voies réservées à la circulation routière. La circulation ne sera ni entravée ni perturbée volontairement, notamment celle des piétons et des Transports Publics genevois. Les éventuelles perturbations causées à la circulation des véhicules des TPG seront facturées aux organisateurs.
La présente autorisation peut être révoquée et modifiée en tous temps par le Département.

La liberté d’expression oui mais en silence !

Votez non contre celle loi, le 11 mars prochain !!!

Et pour fêter tout ça, rejoignez- nous pour la soirée Mad Max, le samedi 17 mars dans toute l’Usine !!!!
La voiture, c’est dépassé! On sait tou.te.s très bien que c’est bientôt le glas du pétrole. Alors plutôt que d’aller perdre votre temps au Salon de l’Auto, venez plutôt fêter la proche fin de notre civilisation décadente. Montez dans votre carcasse blindée, enfilez vos haillons de cuir et rentrez dans l’ambiance post-apocalyptique de l’Usine.
Un bar à shot, un karaoké, de la sérigraphie, des films et évidemment des concerts et djs.
Shot gratos pour les super déguisements!

L’Usine

Bla du Vox Usini – Mars 2012

La fin du monde pour Grrrnd Zero ?

Lyon, vous connaissez ? Renseignez vous vite, ce sera peut-être la Capitale Européenne de la Culture en 2013. Des spectacles et des concerts à foison dans son opéra et ses beaux théâtres, de magnifiques expos dans ses galeries d’art contemporain, et plein de touristes du monde entier en perspective.

Et les pauvres dans tout ça ? Comme partout en Europe, on les vire physiquement et urbanistiquement du centre ville ; On nettoie ! leurs lieux de rencontre aussi. Parce que la culture marchande et ses objectifs de rentabilité et de retour d’image n’a que faire du fourmillement culturel de la ville au quotidien.

Connue pour maintenir vide et en état de délabrement une grande partie de son parc immobilier à des fins spéculatives, la communauté de commune du Grand Lyon s’attaque aussi à certains lieux associatifs. Après des lieux mythiques comme l’Insoleuse ou la Friche RVI, la croisade continue…

Le collectif Grrrnd Zero, déjà privé d’évènements publics depuis 6 mois à cause de normes de sécurité trop restrictives, risque de se faire définitivement foutre dehors sans perspective de relogement.
Depuis 7 ans, cette petite équipe de passionné.e.s aménage une ancienne friche industrielle en espace autogéré dédié aux cultures underground/hors normes/DIY/alternatives et fédère une trentaine d’associations. Concerts, expos, projections, festivals mais aussi locaux de répétition, espaces de résidence, sérigraphie, photo, labels, vidéastes… Une programmation pointue mais extrêmement variée toujours à prix modique et négociable, sans sécu privée, sans prévente dans les supermarchés de la culture et sans incitation à la consommation. Ça vous rappelle quelque chose ?

Alors quand nos ami.e.s lyonnais.es lancent un appel à soutien, on ne peut que le relayer.

Pour le maintien de la multiplicité de ses activités dans un seul lieu, favorisant le partage des espaces, la diversité des formes proposées et la rencontre des publics, écrivez en votre nom ou celui de votre collectif au maire de Lyon, Gérard Collomb, et à son adjoint à la culture, Georges Képénékian à ces adresses :

Gérard Collomb – Mairie de Lyon – 1, place de la comédie – 69205 Lyon cedex 01 – France

Gerard.collomb@mairie-lyon.fr et georges.kepenekian@mairie-lyon.fr (en incluant Grrrnd Zero dans le sujet du mail)

Et envoyez des copies à grrrndzero@gmail.com

Plus d’infos : www.grrrndzero.org

Alors nous, pour soutenir Grrrnd Zero, on aurait bien fait une manif !

Mais les conditions d’obtention d’une autorisation sont hyper restrictives. Il faut S’y prendre très tôt, ne surtout pas dépasser le temps imparti, ne pas déborder sur la chaussée, ne rien afficher, ne pas faire de bruit et ne pas porter atteinte à la tranquillité publique ni à la sécurité et l’ordre publics.

Évidemment, les sanctions pour non-respect de ces règles sont chères et se concentrent exclusivement sur l’organisateurice qui assume personnellement l’entière responsabilité de la manifestation, ainsi que tous les frais éventuels de nettoyage et de remise en état de l’espace public et des propriétés privées.

Et ça c’est seulement si vous avez l’autorisation. Sinon, distribuez simplement des tracts soulevant le problème du logement aux députés du Grand Conseil et il vous en coûtera 2000.-. Ou participez à l’organisation d’une manif sauvage pour la sauvegarde de lieux alternatifs avec l’association dont vous êtes administrativement responsable et vous serez amendé.e même si vous n’y étiez pas.

Ça vous énerve ? Attendez la suite :

La commission judiciaire du Grand Conseil nous a concocté une nouvelle loi qui sera soumise en votation le 11 mars prochain. Clairement liberticide, celle-ci fait du Département de la sécurité et de la police le seul juge en matière d’exercice du droit de manifester. Cela touche donc aussi les droits d’expression et de réunion en criminalisant les personnes qui oseraient réagir à la misère ambiante. Ces personnes risqueraient des amendes 10 fois supérieures aux tarifs actuels, des interdictions de manifester et se verraient tenues responsables individuellement pour tout un mouvement social.

Pour attirer les banques, les fonds d’investissement, le luxe et les riches qui vont avec, l’Etat muselle la contestation tout en s’attaquant aux droits fondamentaux.

On vous en reparlera, mais en attendant venez manifester le jeudi 23 février à 18h !

L’Usine

Bla du Vox Usine – Fevrier 2012