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A l’abordage !

Le temps d’une nuit de tempête, l’Usine, enclave flibustière, s’ouvre à tou.te.s les pirates, boucanier.e.s et forbans des sept mers et de l’univers.
Entre deux abordages de galions impériaux, les bois-sans-soif viendront se relaxer autour d’un rhum et chanter en chœur leurs méfaits maritimes.
Hissons le pavillon noir et sus aux corsaires vendu.e.s aux rois !

Soirée globale pirates
Concerts, battle djs, karaoké, sérico, bar à shots, projections, bouffe
1 rhum offert aux meilleurs déguisements
11.11.11, 11.-, ouverture des portes à 21h.

MONSTRE
Première édition d’un festival de micro-édition à l’usine.

Une occasion pour rassembler pendant un week-end les principaux lieux de cette grande maison. Pendant trois jours l’honorable établissement de la place des volontaires sera le théâtre d’un gros boxon D.I.Y.

De la sérigraphie en affiche et en live sur ces vieilles loques qui te servent de fringues, des livres, des fanzine, des expositions pour ton petit frère et ta grand mère, des tables rondes pour discuter de ce que nous produisons et comment, des projections des derniers blockbuster holywoodien, des perfos mais aussi de grosses soirées sono-graphiques au programme.
Pas de sponsors, pas de subventions et des entrées souvent à prix libre. Le message est assez claire!
Le Monstre, c’est un festival Do It Yourself. On ne s’étonne pas trop de le trouver à l’Usine. Où pourrait-on le trouver d’autre aujourd’hui? Citez moi un lieux capable d’organiser un événement de ce type sans se manger six mois de dossiers et de rapport d’activité? Prépare tes déguisements monstrueux, pour un week-end monstre bien.
D’avance merci aux bénévoles et à l’usine.

En solidatité avec Umüt et Yunus

Le 18 avril 2010, en Suisse, un jeune de Vaulx-en-Velin se fait descendre par les flics. L’histoire est simple, c’est celle de l’exécution d’Umüt. Après le vol de 3 voitures chez un concessionnaire, la police suisse organise une véritable chasse à l’homme qui se termine sur l’autoroute. Un flic tire à sept reprises au fusil mitrailleur. Umüt, passager d’une des voitures volées, prend une balle en pleine tête et s’effondre. Peine de mort pour vol. Yunus, le conducteur, est aussitôt incarcéré. Erdal, venu chercher le corps de son frère jumeau, est arrêté à la frontière quelques jours après. Ils passent tous les deux plus de 8 mois en taule, à Lausanne et Fribourg. Le flic assassin, lui, reprend son service presque immédiatement. Ce n’est pas une bavure, ce n’est pas un accident. Cette histoire n’est pas un hasard parce que la police, en Suisse, en France, partout, a pour but de maintenir l’Ordre. La Démocratie, ça veut dire une police prête à tuer pour écraser ceux qui refusent de jouer le jeu des gagnants, ceux qui refusent de marcher droit. Ils ont tué pour l’exemple, pour défendre leur monde, leur paradis de riches.

Face à ça, la solidarité est une arme. Trouver de l’argent pour payer les avocats, les mandats en prison, les cautions… Là où ils veulent isoler et affaiblir, on sera nombreux et solidaires.

Les insurgés

Et à Lyon que se passe-t-il ?

SOUTIEN À L’OCCUPATION D’UN NOUVEAU LIEU AU COEUR DE LA CITE

Nous, associations, collectifs et individu-e-s de Lyon et d’Ailleurs, soutenons l’occupation de ces bâtiments appartenant à la ville de Lyon par les artistes issus de la friche RVI

Si nous soutenons cette occupation, c’est d’abord parce qu’il nous apparaît que les Frichard-e-s sont légitimes dans leur démarche. L’incendie qui a détruit au soir du 19 décembre 2010 1/16ème de la surface globale de la friche RVI, (alors même que le tribunal de grande instance de Lyon avait confirmé en novembre et pour six mois encore la poursuite de la convention signée en 2004), ne nous semble en aucun cas justifier leur mise à la rue sans aucune solution véritable de relocalisation.

Le traitement réservé aux artistes nous parait indigne d’une ville qui se veut « promotrices de toutes les cultures », car par ce geste, la mairie reconnaît explicitement que « toutes les cultures » n’ont pas la même valeur.

Cultures de la rue, de la débrouille et de la solidarité, cultures des free party et de la musique libre, culture de l’auto-organisation, cultures de formes artistiques multiples et mobiles… Le problème, plus profond encore, c’est qu’à la Friche, il n’a jamais seulement été question de cultures mais non moins de vies auxquelles ces cultures n’ont jamais cessé d’être attachées, et que ces vies là, débordantes et remuantes, la mairie ne veut plus en entendre parler.

Nous pensons nécessaire qu’il existe à Lyon des lieux dans lesquels la culture ne soit pas séparée des autres dimensions de l’existence. En proposant la relocalisation sur le site de Lamartine, la tentative de la mairie nous apparaît aller dans un sens diamétralement opposé à nos aspirations : évaluer des « projets artistiques », individualiser des « démarches » et ce faisant retirer toute la puissance d’expérimentation sociale et créatrice de la Friche. Mais ce que la mairie n’a pas compris, et qui est attesté par cette occupation, c’est qu’à la Friche et maintenant dans ces nouveaux locaux, il n’est pas si évident de séparer l’art de l’existence, de séparer « projet artistique labellisable » et vie quotidienne et collective.

Le problème rencontré par la Friche n’est malheureusement pas un cas isolé ni spécifique à la création artistique. Plus largement, Lyon est rendue de plus en plus hostile aux populations considérées comme indésirables, la pénurie de logements accessibles et d’hébergements d’urgence, la surveillance accrue des espaces publics, l’expulsion systématique des habitats précaires ou les arrêtés municipaux visant la prostitution de rue sont autant de manières d’exclure peu à peu tous ceux et celles qui ne participent pas selon la mairie à ville « attractive » économiquement. La qualité de vie à Lyon ne dépend pas pour nous de sa capacité à attirer touristes et investisseurs mais bien plutôt de permettre à tous et toutes de prendre place dans la ville.

Comment soutenir la Friche ?

En envoyant ce texte (ou un texte de votre propre composition) par mail à la mairie de Lyon à l’adresse suivante: najet.jaouadi@mairie-lyon.fr avec copie à la friche friche-la-suite@riseup.net

site internet : http://friche-rvi.org
Restons connecté-e-s !

L’USINE SE MOBILISE UNE FOIS DE PLUS CE WEEK-END

L’Usine a fait grève samedi dernier et reste toujours mobilisée ce week-end pour revendiquer l’ouverture urgente de nouveaux espaces culturels nocturnes, autogérés et sans but lucratif (non, nous ne considérons pas les lounge bars ou le bowling de la Praille comme des espaces culturels). Suite à l’absence de réponses constructives de la part des autorités politiques, nous poursuivons la lutte !

Depuis la fermeture d’Artamis, il y a deux ans, et la politique d’intransigeance face aux squats instaurée par le procureur Zappelli, nous réclamons des solutions pour faciliter la création de nouveaux lieux alternatifs, à savoir non commerciaux ou hors « mainstream », accessibles à tous et garantissant la création de liens sociaux par l’organisation d’activités culturelles. Notre Maire, Madame Salerno, semble d’ailleurs avoir compris que la jeunesse réclame une autre façon de s’exprimer et de vivre la ville, et qu’aujourd’hui, on ne lui donne plus la possibilité de le faire à Genève. Effectivement, nous n’avons bien souvent pas les moyens, ni l’envie, de fréquenter les boîtes de nuit huppées. Nous ne voulons pas nous retrouver dans des espaces institutionnels ou privés sur lesquels nous n’avons aucune emprise. Nous voulons construire et organiser nous-mêmes les structures destinées à accueillir la culture qui nous est propre. Nous sommes les plus aptes à pouvoir faire évoluer cette culture de manière cohérente, puisque nous la vivons au quotidien. Au même titre que n’importe quel autre citoyen nous réclamons le droit à l’expression de notre culture.
Le manque de lieux alternatifs pèse sur l’Usine, sur la diversité culturelle du canton, mais également sur les artistes et sur le public. Les lieux de représentation se faisant de plus en plus rares, l’expression artistique, autant locale qu’européenne, est globalement en train de s’appauvrir au profit d’une culture d’Etat, élitiste et ciblée, ainsi qu’au profit d’une culture événementielle et lucrative orchestrée à grands coups de sponsors et de fonds privés.

La mobilisation de l’Usine, plus qu’une mobilisation pour un lieu, est une ACTION
- pour la diversité culturelle genevoise
- pour les autres espaces alternatifs qui luttent en Suisse
- pour la diversité des scènes européennes

POUR TOUTES CES RAISONS, L’USINE OUVRIRA SES PORTES CE VENDREDI A 21H ET ENTRAINERA SON PUBLIC DANS UNE PARADE FESTIVE EN COMPAGNIE DE L’ARV, DU CORNER 25, DE L’UECA ET DE L’ECURIE
A PARTIR D’1H.

Mes nuits sont plus belles que vos jours…et bien pas trop depuis trois ans !

Genève, la Ville du bout du lac Léman, « un monde en soi » avec ses banques, ses montres et ses hôtels de luxe, le parfait cliché de la ville luxueuse par excellence.
Une ville qui privilégie bien souvent l’intérêt des spéculateurs immobiliers aux envies et besoins de sa population moins friquée.

De la fin des années 80 et jusqu’en 2007, une autre forme de richesse animait ses jours et surtout ses nuits : les musiques et la fête.
Sous l’œil austère de Calvin, de nombreuses scènes musicales et théâtrales dites alternatives ont fleuri en son sein : la Cave12, l’Etage, le Madone, le K-Bar ou encore le Shark pour ne citer que ceux-là. Genève était une place incontournable des tournées européennes et qui plus est, une ville dans laquelle la diversité était sublimée lors de ses nuits.

Puis, en 2007, le climat de tolérance propice au développement des lieux alternatifs a cédé place à l’éradication massive des établissements ne collant pas à l’image superficielle qu’une majorité politique arrivée au pouvoir respectivement exécutif et judiciaire du canton souhaitait faire endosser à Genève.
Cette majorité a gagné une manche contre les squats mais vu les débats soulevés ces dernières semaines, amenant au centre de l’arène publique, l’asphyxie d’une part de la vie culturelle genevoise et la frustration d’autre part d’une jeunesse en mal de lieux à s’approprier, cette majorité n’a de loin pas gagner la guerre.

Cela fait plus de deux ans, avant même la fermeture d’Artamis, que l’Usine et l’UECA, alertent les autorités politiques sur la problématiques du manque de lieux.

Aujourd’hui, vu le succès rencontré par l’organisation spontanée d’une fête sauvage, vu l’incapacité des élu.es à trouver des solutions pour pallier à l’urgence d’une part et leur manque d’ouverture lorsqu’il s’agit de discuter d’implantation d’une salle de concerts en ville dans un nouveau quartier, nous tirons à nouveau la sonnette d’alarme.

Ce soir, et jusqu’à nouvel avis, nous fermons les portes de l’Usine les soirs de week end.

Ce soir, nous rejoignons notre public, ainsi que les 1000 personnes qui n’ont pas pu rentrer hier dans le bâtiment, qui se sont gelés dehors par manque de lieux pour les accueillir, qui ont le droit d’avoir plusieurs choix de sorties et plusieurs programmations et ambiances à découvrir.

Ce soir, nous tirons la sonnette d’alarme pour l’Usine, mais surtout pour la vie culturelle genevoise et ses nuits !

Le droit à le fête de se demande pas, il se prend !

Petite annonce: un film sur l’Usine

L’Usine et le collectif Lachaine.ch préparent un film sur l’Usine. Pour cela, on cherche plusieurs jeunes de 15-20 ans motivé-e-s à faire une visite guidée du lieu sous l’œil des caméras. Vous devrez vous promener dans l’Usine et interviewer avec vos propres questions les membres des différents collectifs qui coexistent dans ce lieu. Vous serez équipé-e-s d’une petite caméra vous permettant de filmer ce que vous voulez et serez suivi-e-s par une équipe de tournage qui vous filmera en action.

On cherche des jeunes qui :

  • ont un intérêt pour l’Usine et la culture alternative, ou sont curieux de découvrir ce lieu
  • sont capables de bien s’exprimer et ont de l’assurance
  • sont capables de manier une petite caméra

Contactez-nous sur : film.usineREMOVEMEFORSPAM@gmail.com

L’Usine