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Gueule de bois ?
Vivement Dimanche !

Spoutnik |15h30 – 19h00
Impros musicales sur films muets
Music for the Space (urban ambient)
Salle de Repete | 15h00 – 20h00
Massages, Thés, musique ambiante
Zoo | 15h00 – Minuit
Jeux de société pour petits et grands, couture + sérigraphie (ouvert à tout-e-s)
Djs Radio Usine
Bar – Bouffe
Moloko | 15h00 – Minuit
Zero Absolu (post-punk)
Concert surprise
Bar – Bouffe

A toi, petit animal nocturne qui partage nos nuits Usiniennes,
Rares sont les fois où nous communiquons avec toi. Et pour cause, nous aimerions une fois n’est pas coutume te tenir au courant de la situation actuelle du Zoo. Tu en as sans doute déjà entendu parler ou lu dans la presse, qu’après plus de 4 ans de discussions aux côtés des voisins, avec plusieurs entités de la ville de Genève, le Conseil Municipal a voté à l’unanimité et octroyé un crédit pour l’assainissement sonore de l’ensemble du bâtiment de l’Usine. Nous ne le cachons pas cette nouvelle nous comble de satisfaction. Cela implique que nous allons entrer dans une période de travaux intensive en vue de faire peau neuve.
Mais voilà… Comme toute bonne nouvelle a une part d’ombre, les délais liés à l’aboutissement des travaux nous contraignent à clôturer la saison du Zoo en ce week-end de fête de la Musique. Tu dois sans doute te dire «C’est pas trop grave un week-end en moins, la période de festivals s’annonce plus que fournie et je viendrai faire la fête avant la rentrée scolaire comme d’ordinaire!»
Et bien, détrompe toi! Contrairement à son habitude, la salle ne réouvrira pas ses portes à cette période. Le projet de construction d’un escalier de secours côté Rhône de L’Usine pour
optimiser l’évacuation du bâtiment s’est greffé au planning des travaux d’insonorisation. Ceci implique une augmentation du temps de travaux durant, en tout cas, tout le mois de Septembre, si ce n’est plus… Dans le meilleur des cas, nous devrions pouvoir réouvrir les portes à toi cher petit animal nocturne début Octobre!
Tu te dis peut être «Les chanceux! 3 mois de vacances pour l’équipe du Zoo qui oeuvre toute
l’année pour me faire danser alors que moi, mes vacances d’été ne durent que 2 mois» Dé-trompe-toi! Ce mois de fermeture supplémentaire affecte directement les activités de la salle. Et oui, c’est plus d’un mois de programmation que nous ne pouvons pas t’offrir, c’est un mois sans activités culturelles nocturnes les week-ends au Zoo, c’est un mois d’inexploitation de la salle. Bref, c’est un mois qui nous force à trouver des solutions pour faire survivre l’association qui contrairement aux idées reçues de certains, ne s’arrête jamais de bosser même durant les mois de fermeture.
Comme nous ne pouvons pas rester les bras croisés, à attendre que le temps passe et qu’enfin nous puissions réouvrir, nous pouvons d’ores et déjà t’annoncer que La Gravière nous offre la possibilité d’exporter l’esprit du Zoo en leurs murs!
Alors sors ton agenda tout neuf, ton agenda électronique, fais toi tatouer si tu le souhaites et notes le mercredi 5 Septembre 2012 en gras. Nous te donnons rendez-vous à La Gravière et pour notre rentrée fracassante en octobre si tout va bien !
Tiens toi informé sur www.lezoo.ch
L’Equipe des Animaux
Le temps d’une nuit de tempête, l’Usine, enclave flibustière, s’ouvre à tou.te.s les pirates, boucanier.e.s et forbans des sept mers et de l’univers.
Entre deux abordages de galions impériaux, les bois-sans-soif viendront se relaxer autour d’un rhum et chanter en chœur leurs méfaits maritimes.
Hissons le pavillon noir et sus aux corsaires vendu.e.s aux rois !
Soirée globale pirates
Concerts, battle djs, karaoké, sérico, bar à shots, projections, bouffe
1 rhum offert aux meilleurs déguisements
11.11.11, 11.-, ouverture des portes à 21h.
MONSTRE
Première édition d’un festival de micro-édition à l’usine.
Une occasion pour rassembler pendant un week-end les principaux lieux de cette grande maison. Pendant trois jours l’honorable établissement de la place des volontaires sera le théâtre d’un gros boxon D.I.Y.
De la sérigraphie en affiche et en live sur ces vieilles loques qui te servent de fringues, des livres, des fanzine, des expositions pour ton petit frère et ta grand mère, des tables rondes pour discuter de ce que nous produisons et comment, des projections des derniers blockbuster holywoodien, des perfos mais aussi de grosses soirées sono-graphiques au programme.
Pas de sponsors, pas de subventions et des entrées souvent à prix libre. Le message est assez claire!
Le Monstre, c’est un festival Do It Yourself. On ne s’étonne pas trop de le trouver à l’Usine. Où pourrait-on le trouver d’autre aujourd’hui? Citez moi un lieux capable d’organiser un événement de ce type sans se manger six mois de dossiers et de rapport d’activité? Prépare tes déguisements monstrueux, pour un week-end monstre bien.
D’avance merci aux bénévoles et à l’usine.
Le 18 avril 2010, en Suisse, un jeune de Vaulx-en-Velin se fait descendre par les flics. L’histoire est simple, c’est celle de l’exécution d’Umüt. Après le vol de 3 voitures chez un concessionnaire, la police suisse organise une véritable chasse à l’homme qui se termine sur l’autoroute. Un flic tire à sept reprises au fusil mitrailleur. Umüt, passager d’une des voitures volées, prend une balle en pleine tête et s’effondre. Peine de mort pour vol. Yunus, le conducteur, est aussitôt incarcéré. Erdal, venu chercher le corps de son frère jumeau, est arrêté à la frontière quelques jours après. Ils passent tous les deux plus de 8 mois en taule, à Lausanne et Fribourg. Le flic assassin, lui, reprend son service presque immédiatement. Ce n’est pas une bavure, ce n’est pas un accident. Cette histoire n’est pas un hasard parce que la police, en Suisse, en France, partout, a pour but de maintenir l’Ordre. La Démocratie, ça veut dire une police prête à tuer pour écraser ceux qui refusent de jouer le jeu des gagnants, ceux qui refusent de marcher droit. Ils ont tué pour l’exemple, pour défendre leur monde, leur paradis de riches.
Face à ça, la solidarité est une arme. Trouver de l’argent pour payer les avocats, les mandats en prison, les cautions… Là où ils veulent isoler et affaiblir, on sera nombreux et solidaires.
Les insurgés
SOUTIEN À L’OCCUPATION D’UN NOUVEAU LIEU AU COEUR DE LA CITE
Nous, associations, collectifs et individu-e-s de Lyon et d’Ailleurs, soutenons l’occupation de ces bâtiments appartenant à la ville de Lyon par les artistes issus de la friche RVI
Si nous soutenons cette occupation, c’est d’abord parce qu’il nous apparaît que les Frichard-e-s sont légitimes dans leur démarche. L’incendie qui a détruit au soir du 19 décembre 2010 1/16ème de la surface globale de la friche RVI, (alors même que le tribunal de grande instance de Lyon avait confirmé en novembre et pour six mois encore la poursuite de la convention signée en 2004), ne nous semble en aucun cas justifier leur mise à la rue sans aucune solution véritable de relocalisation.
Le traitement réservé aux artistes nous parait indigne d’une ville qui se veut « promotrices de toutes les cultures », car par ce geste, la mairie reconnaît explicitement que « toutes les cultures » n’ont pas la même valeur.
Cultures de la rue, de la débrouille et de la solidarité, cultures des free party et de la musique libre, culture de l’auto-organisation, cultures de formes artistiques multiples et mobiles… Le problème, plus profond encore, c’est qu’à la Friche, il n’a jamais seulement été question de cultures mais non moins de vies auxquelles ces cultures n’ont jamais cessé d’être attachées, et que ces vies là, débordantes et remuantes, la mairie ne veut plus en entendre parler.
Nous pensons nécessaire qu’il existe à Lyon des lieux dans lesquels la culture ne soit pas séparée des autres dimensions de l’existence. En proposant la relocalisation sur le site de Lamartine, la tentative de la mairie nous apparaît aller dans un sens diamétralement opposé à nos aspirations : évaluer des « projets artistiques », individualiser des « démarches » et ce faisant retirer toute la puissance d’expérimentation sociale et créatrice de la Friche. Mais ce que la mairie n’a pas compris, et qui est attesté par cette occupation, c’est qu’à la Friche et maintenant dans ces nouveaux locaux, il n’est pas si évident de séparer l’art de l’existence, de séparer « projet artistique labellisable » et vie quotidienne et collective.
Le problème rencontré par la Friche n’est malheureusement pas un cas isolé ni spécifique à la création artistique. Plus largement, Lyon est rendue de plus en plus hostile aux populations considérées comme indésirables, la pénurie de logements accessibles et d’hébergements d’urgence, la surveillance accrue des espaces publics, l’expulsion systématique des habitats précaires ou les arrêtés municipaux visant la prostitution de rue sont autant de manières d’exclure peu à peu tous ceux et celles qui ne participent pas selon la mairie à ville « attractive » économiquement. La qualité de vie à Lyon ne dépend pas pour nous de sa capacité à attirer touristes et investisseurs mais bien plutôt de permettre à tous et toutes de prendre place dans la ville.
Comment soutenir la Friche ?
En envoyant ce texte (ou un texte de votre propre composition) par mail à la mairie de Lyon à l’adresse suivante: najet.jaouadi@mairie-lyon.fr avec copie à la friche friche-la-suite@riseup.net
site internet : http://friche-rvi.org
Restons connecté-e-s !
L’Usine a fait grève samedi dernier et reste toujours mobilisée ce week-end pour revendiquer l’ouverture urgente de nouveaux espaces culturels nocturnes, autogérés et sans but lucratif (non, nous ne considérons pas les lounge bars ou le bowling de la Praille comme des espaces culturels). Suite à l’absence de réponses constructives de la part des autorités politiques, nous poursuivons la lutte !
Depuis la fermeture d’Artamis, il y a deux ans, et la politique d’intransigeance face aux squats instaurée par le procureur Zappelli, nous réclamons des solutions pour faciliter la création de nouveaux lieux alternatifs, à savoir non commerciaux ou hors « mainstream », accessibles à tous et garantissant la création de liens sociaux par l’organisation d’activités culturelles. Notre Maire, Madame Salerno, semble d’ailleurs avoir compris que la jeunesse réclame une autre façon de s’exprimer et de vivre la ville, et qu’aujourd’hui, on ne lui donne plus la possibilité de le faire à Genève. Effectivement, nous n’avons bien souvent pas les moyens, ni l’envie, de fréquenter les boîtes de nuit huppées. Nous ne voulons pas nous retrouver dans des espaces institutionnels ou privés sur lesquels nous n’avons aucune emprise. Nous voulons construire et organiser nous-mêmes les structures destinées à accueillir la culture qui nous est propre. Nous sommes les plus aptes à pouvoir faire évoluer cette culture de manière cohérente, puisque nous la vivons au quotidien. Au même titre que n’importe quel autre citoyen nous réclamons le droit à l’expression de notre culture.
Le manque de lieux alternatifs pèse sur l’Usine, sur la diversité culturelle du canton, mais également sur les artistes et sur le public. Les lieux de représentation se faisant de plus en plus rares, l’expression artistique, autant locale qu’européenne, est globalement en train de s’appauvrir au profit d’une culture d’Etat, élitiste et ciblée, ainsi qu’au profit d’une culture événementielle et lucrative orchestrée à grands coups de sponsors et de fonds privés.
La mobilisation de l’Usine, plus qu’une mobilisation pour un lieu, est une ACTION
- pour la diversité culturelle genevoise
- pour les autres espaces alternatifs qui luttent en Suisse
- pour la diversité des scènes européennes
POUR TOUTES CES RAISONS, L’USINE OUVRIRA SES PORTES CE VENDREDI A 21H ET ENTRAINERA SON PUBLIC DANS UNE PARADE FESTIVE EN COMPAGNIE DE L’ARV, DU CORNER 25, DE L’UECA ET DE L’ECURIE
A PARTIR D’1H.

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