|
|
Et si les citadin.e.s, les paysan..e.s, les européen.e.s, les africain.e.s, les américain.e.s et les asiatiques en avaient ras le bol de ce sytème qui a réussi à exploiter la moindre parcelle de chair et de sang encore vivant sur cette planète !
Et si les êtres humains en avaient marre de se battre les uns contre les autres et de s’arracher les quelques restes laissés en miettes par la finance et les multinationales.
Nous assistons à la montée d’une colère, d’une indignation et au fond, d’une fierté, celle de s’extirper de ces rouages qui spéculent sur la vie, la croissance, la décroissance et les notations. La pollution visuelle et mentale produite par la publicité dont on nous gave, les contraintes psychologiques, dans laquelle le culte de la superficialité et des apparences tente de nous enfermer en nous rabâchant des idéaux de réussite, de perfection et de consommation.
En effet, pour trouver sa place dans cette société, il faut être
beau ou belle- à n’importe quel prix,
sportif.ve- jusqu’à aller s’enfermer dans une salle à transpirer,
cultivé.e.- oui mais pas trop, laissons de la place à la télévision, véritable reproductrice des clichés et des tortures de la mode. Il faut aussi exceller dans une carrière professionnelle, réussir à fonder une famille, avoir un important réseau d’amis et beaucoup d’argent.
« Bref, j’évolue dans une parfaite société neo libérale »
Sans oublier que si vous n’appartenez pas au 1% gagnant.e.s de cet exploitationpoly, vous allez tôt ou tard perdre votre logement, vous faire virer de votre travail, vos enfants vont vous saouler à Noël pour avoir un I-phone et vous allez sûrement devoir, au mieux, vous rendre chez un spécialiste, considérant que votre assurance maladie que vous payez à un prix exorbitant vous le permette encore.
A ce stade:
Solution 1 : Prenez un grand verre d’eau, des anxiolitiques et bonne année !
Solution 2 : Arrêtez ce jeu stupide qui n’a aucun sens humain et investissez-vous dans des initiatives pour faire changer les règles du jeu.
Car, ce qui n’est pas mentionné dans le mode d’emploi, c’est que vous appartenez aux 99% de la population qui subit les règles, alors que vous ne les avez pas choisies. Tout change : les pays, les gouvernements, les relations entre les humains…alors oui il y a de l’espoir, accrochez-vous, révoltez-vous :
C’est la dernière année !!!
L’Usine
Bla du Vox Usini – Janvier 2012
Après « Noel ensemble », que diriez de « Noel dans une ville qui ne vous appartient pas, dans un logement qui ne vous appartient bientôt plus et avec des proches potentiellement achetables, jetables ou échangeables comme les cadeaux qu’illes sont allé.e.s vous dégoter au prix de mille tortures visuelle et sonores dans ces temples abondants de la consommation matérielle » je vous l’accorde le titre est un peu long…pas très vendeur.
Mais Noel c’est quoi déjà? La naissance d’un bébé dans une étable et dans un état dans lequel sa famille physique était persécutée et même le fait d’avoir un père virtuel, rois des cieux ne l’empêcha de succomber à la brutalité des romains.
Notre fête se résume donc à la célébration de cette naissance et à échanger des cadeaux autour d’un opulent repas en oubliant presque, l’espace de quelques jours, que nous sommes également oppressé.e.s, je parle là bien sûr du commun des mortels, des 98-99% de la population de nos villes occidentales.
Nous festoyons gaiement dans un système neo libéral qui nous persécute mais juste pas suffisamment pour qu’à l’instar de nos ami.e.s arabes ou de nos ancêtres de la Commune de Paris, nous nous soulevions.
Or le système, à travers la ville dans laquelle nous vivons, est en guerre contre ses habitant.e.s: spéculation, évacuation, privatisation, exclusion, dénonciation…
Si vous pensez qu’à Genève nous sommes encore épargné.e.s par la crise, lisez les rapports et témoignages sur les évacuations dans le quartier des Pâquis ou de la Jonction par exemple. Des immeubles entiers se font vider de leurs locataires pour être rénovés et reloués à des tarifs bien plus élevés que ceux prévus par le cadre juridique en vigueur, cadre non appliqué par une majorité politique du canton qui défend les intérêts de ces organismes agissant quotidiennement contre vous.
Et que dire sur l’espace public ? Ce dernier devient de plus en plus mal aménagé, à travers un mobilier pratique, économique et ignifugé certainement, mais alors pas confortable du tout. Il ne donne pas envie de traîner dehors et c’est bien son objectif.
Les murs des villes sont de plus en plus interdit d’afficher, de dessiner ou de taguer.
Par contre, les panneaux publicitaires, véritable pollution visuelle, fleurissent partout et sont de plus en plus gros et lumineux, afin que vous ne les manquiez pas.
On criminalise l’expression citoyenne, mais on encourage l’expression des multinationales détruisant l’humain et l’environnement sur son passage.
Alors là se pose, entre le deuxième plat et le dessert, la question: que faire?
Un nombre de plus en plus conséquent de citoyens vous répondrait « révoltez-vous ».
Aux Bastions, dans la rue, chez vous, au travail, dans les bus, au supermarché…
En tout cas, reprenez vos droits sur la ville dans laquelle vous vivez.
Et comme à l’Usine au fond nous sommes très à cheval sur les traditions, nous avons aussi rédigé notre lettre au père noel, qui cette année prend la forme de l’Etat de Genève et nous lui demandons un statut qui corresponde au projet de l’Usine.
Nous refusons de diviser nos espaces et d’adopter un statut et des autorisations séparées pour chaque activité, nous avons que trop bien vu les effets du « diviser pour mieux régner (Artamis 2008) » et nous demandons au canton de Genève de prendre en considération le fonctionnement de l’Usine, ainsi que d’autres lieux qui eux aussi ne se retrouvent pas dans la liste de statuts proposée arbitrairement et définie par on ne sait qui, sur on ne sait quels critères.
Nous demandons que la pluralité de nos activités soit reconnue, à travers la création d’un nouveau statut: « le statut pluridisciplinaire ».
L’Usine
Bla du Vox Usini – Décembre 2011
Alerte!! Un groupe de Philistins comprenant le velléitaire et rancunier sieur Haas, le non moins grotesque sieur Chevrolet (qui, il n’y a pas si longtemps, se piquait de « défendre la culture » …laquelle déjà?), ou encore la crispante Kraft-Babel se sont mis en tête de réduire voire carrément supprimer les budget octroyés par la ville à tous ces lieux qui font de Genève autre chose qu’un bled de campagne. Peut-être d’ailleurs est-ce le souhait secret de ces messieurs: voir Genève redevenir un village de consanguins patriotes…
Dans le cas du premier, qu’une rancœur tenace devait déjà animer, rien que ses cibles sont révélatrices des intentions du bonhomme. L’Usine, bien sûr, mais aussi la bibliothèque israélite (!)… dans le cas du second, on s’interroge… Si demander la réduction du budget de la culture de 10 millions c’est la défendre, c’est sans doute qu’il n’a pas bien saisi le sens de la question… enfin, pour ce qui est de la dernière, raide comme un vieil éventail, son programme culturel se limitant peu ou prou à l’opéra, il est probable que la « culture » soit pour elle un vilain mot…
Reste que si les concerné.e.s sont aussi peu surprenant.e.s et amènes qu’un lundi, leur action pourrait conduire à une réduction de 20’000.- de la subvention du Spoutnik, et à des coupes encore plus drastiques dans celle de nombreuses associations ou lieux culturels… sans compter que L’Usine a failli y laisser sa chemise! Et il y fort a parier qu’ils ne se contenteront pas d’en rester là….
Si vous aimez la culture, TOUTE la culture, et si vous voulez que Genève reste une ville vivante, soyez nombreu.x.ses à vous indigner et à manifester votre mécontentement par tous les moyens qui vous paraîtront utiles… Nous on a beau essayer de leur expliquer depuis 22 ans, illes s’obstinent à ne pas vouloir comprendre…
Envahissez les forums et les rues, noyez les mails de vos élu.e.s sous des monceaux de messages, contactez les médias, parlez-en autour de vous et surtout, informez-vous!
Et… Gueulez! Il en restera toujours quelque chose….
… et soyez à la manif du 1er novembre, 17h, devant le Conseil Municipal!
L’Usine
Bla du Vox Usini – Novembre 2011
Le temps d’une nuit de tempête, l’Usine, enclave flibustière, s’ouvre à tou.te.s les pirates, boucanier.e.s et forbans des sept mers et de l’univers.
Entre deux abordages de galions impériaux, les bois-sans-soif viendront se relaxer autour d’un rhum et chanter en chœur leurs méfaits maritimes.
Hissons le pavillon noir et sus aux corsaires vendu.e.s aux rois !
Soirée globale pirates
Concerts, battle djs, karaoké, sérico, bar à shots, projections, bouffe
1 rhum offert aux meilleurs déguisements
11.11.11, 11.-, ouverture des portes à 21h.
MONSTRE
Première édition d’un festival de micro-édition à l’usine.
Une occasion pour rassembler pendant un week-end les principaux lieux de cette grande maison. Pendant trois jours l’honorable établissement de la place des volontaires sera le théâtre d’un gros boxon D.I.Y.
De la sérigraphie en affiche et en live sur ces vieilles loques qui te servent de fringues, des livres, des fanzine, des expositions pour ton petit frère et ta grand mère, des tables rondes pour discuter de ce que nous produisons et comment, des projections des derniers blockbuster holywoodien, des perfos mais aussi de grosses soirées sono-graphiques au programme.
Pas de sponsors, pas de subventions et des entrées souvent à prix libre. Le message est assez claire!
Le Monstre, c’est un festival Do It Yourself. On ne s’étonne pas trop de le trouver à l’Usine. Où pourrait-on le trouver d’autre aujourd’hui? Citez moi un lieux capable d’organiser un événement de ce type sans se manger six mois de dossiers et de rapport d’activité? Prépare tes déguisements monstrueux, pour un week-end monstre bien.
D’avance merci aux bénévoles et à l’usine.
Le mois d’octobre arrivant, les feuilles mortes tombent et U.ZN sera bientôt réaffectée.
A partir du 17 octobre, les scènes présentes sur l’échafaudage seront fermées au public et les vrais travaux de surélévation du bâtiment débuteront.
En effet, des lofts avec vue sur le Rhône seront construits au 5ème et 6ème étage de l’ancienne usine de dégrossissage d’or. Mais rassurez-vous, certains lofts seront également accessibles aux ménages à revenu moyen. La culture n’étant pas rentable financièrement, nous devons bien trouver un moyen de diversifier nos activités.
Vous ne pensiez tout de même pas que l’on avait monté une structure uniquement pour sept semaines d’activités culturelles ? Bien sûr que non et comme chaque chose doit avoir une place et chaque place une utilité, la structure d’U.ZN n’était que le prélude de ce qui viendra ensuite.
Ca vous choque, ça vous révolte ? Qu’à cela ne tienne et bienvenu.e.s à Genève !
Et puis si ça vous dérange tant que ça, que vous n’arrivez pas à vivre avec, que cela vous réveille la nuit, faites-le savoir !
En attendant que ce grand moment arrive, profitez de la programmation d’octobre sur U.ZN !
Samedi 1er octobre, venez rencontrer l’association Nuit Blanche et participez aux ateliers proposés par cette dernière entre 16h et 22h !
Si vous n’avez pas encore pu écouter les lectures des « Villes Invisibles », d’Italo Calvino, présentées par l’équipe du Cheveu sur la soupe, ne manquez pas la dernière session le jeudi 6 octobre à 18h !
Deux cartes blanches les vendredi 7 et samedi 8 octobre, la première à nos amis de La Teuf et la deuxième à nos autres amis-cousin.e.s éloigné.e.s d’Electron !
Le Dimanche 9 octobre, vous retrouverez un des événements phare de l’Usine, version 2011-U.ZN, « U.ZN est à vous » dès 14h, inscriptions pour tenir un stand via usineestavous @ usine .ch!
Sans oublier les cours de Yoga (jeudis 6 et 13 à 12h30), ainsi que les initiations au Jujitsu les jeudis à 10h et les mardis à 20h inscriptions sur uzn @ usine .ch !
Nous finirons cette énonciation du programme d’octobre par les incoutournables « Poches de Résistance » des archicouturiers-ères du deuxième, ainsi que les sérigraphies sur Tshirt « U-ARCHIVE » réalisées par Dailystruggle d’après une sélection de la magnifique équipe de « Chercher des Noises ? » exposition retraçant les 22 ans de l’Usine à travers des archives sonores et papiers.
Et pour le reste uzn.usine.ch ! Des questions ? uzn @ usine .ch
L’Usine, 22 ans, hors cadre supérieure
Bla du Vox Usini – Octobre 2011
On ne s’arrête jamais d’y penser pendant l’été, mais les questionnements/problématiques/solutions quotidiennes reviennent de plus belle avec le retour dans ses murs de toutes celles et ceux qui font vivre l’Usine.
La situation politique, culturelle et sociale évolue constamment et il est donc nécessaire de s’adapter en permanence, sans revoir à la baisse ses exigences.
Un nouveau conseiller administratif en charge de la culture a remplacé notre ancien interlocuteur à la Ville.
Le service du commerce veut mieux contrôler les espaces où le moindre échange monétaire a lieu, soit-il à but non-lucratif. Pour cela, il invente des boîtes où il tente de faire rentrer, tant bien que mal et à coup de menaces de fermeture, même les associations les plus réticentes.
Mais à l’intérieur aussi, de nouvelles personnes apparaissent et d’autres prennent leurs distances.
U.ZN, le projet des 22 ans de l’Usine, a entre autres pour but de publiciser ces questions que nous nous posons régulièrement et de tenter d’y répondre avec votre participation.
L’une d’elles nous semble fondamentale, et ce depuis le premier jour d’ouverture, en juin 1989.
« L’Usine est-elle encore alternative ? »
À cheval entre un lieu qui tend vers l’institutionnalisation et un lieu qui veut garder ses valeurs, l’Usine se cherche. On lui colle autant de fois l’étiquette alternative que l’étiquette mainstream ou institution. On lui reproche ses prises de position parfois radicales et politiquement non correctes comme on lui reproche de demander des subventions, alors qu’elle n’est pas considérée comme un lieu de culture dite « émergente », nouveau label implanté par les autorités politiques qui sonne bien mieux qu’alternatif.
Oui, l’Usine signe tous les 4 ans une convention de mise à disposition des locaux avec la ville de Genève. Contrairement aux idées reçues, cela a toujours été le cas, l’Usine n’ayant jamais été un squat.
Elle propose autant une programmation privilégiant la recherche et l’expérimentation qu’une programmation plus mainstream, surfant sur les courants artistiques du moment ou sur des valeurs sûres.
Elle défend son indépendance à travers un mode de fonctionnement interne autogéré bien qu’elle ne soit pas autofinancée.
Malgré son statut, elle prend souvent position sur des sujets politiques, culturels ou non. Elle sait aussi d’où elle vient et quelles luttes lui ont donné naissance. Toutefois, l’ère du contrat de confiance et des zones grises semblant être révolue, l’Usine a parfois du mal à s’y retrouver. Rappelons également qu’au milieu de tout cela, elle porte aussi le fardeau d’être « un des derniers lieux alternatifs ». Certain.e.s à l’intérieur de ce même milieu dit alternatif, considèrent qu’elle ne peut être catégorisé comme telle, alors que d’autres la défendent corps et âmes sous cette étiquette…
Sachant avec certitude que la question ne se réglera pas de sitôt, d’ailleurs le souhaitons nous ?, nous invitons différent.e.s invité.e.s à venir en débattre le 15 septembre à 18h, dans le cadre d’U.ZN.
Tout le programme sur uzn.usine.ch
L’Usine
Bla du Vox Usini – Septembre 2011
|
|